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Quand un frère ou une sœur arrête de fumer et pas l'autre

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Vous et votre frère ou sœur avez sans doute commencé à fumer à peu près à la même époque — peut-être l'un à cause de l'autre, peut-être avec le même groupe d'amis, peut-être juste en grandissant dans une maison où c'était normal. Aujourd'hui l'un de vous a arrêté, et ça a changé quelque chose dans la dynamique, difficile à nommer : pas vraiment de la tension, pas vraiment de la distance, mais un changement que vous ressentez tous les deux à chaque fois que vous êtes ensemble et que les cigarettes sortent.

Pourquoi c'est différent d'un ami qui fume encore

Une relation fraternelle porte une histoire commune que la plupart des amitiés n'ont pas — la même maison d'enfance, les mêmes habitudes des parents, souvent les mêmes raisons qui ont poussé chacun à commencer. Quand l'un des deux arrête, cela peut faire remonter, sans le vouloir, des comparaisons non-dites : qui est le plus discipliné, qui « a réussi à s'en sortir », qui est encore coincé. Aucun des deux ne le dira sans doute à voix haute, mais ça pèse sous la surface des visites et des appels plus qu'on ne l'admet.

Éviter le piège de devenir « l'apôtre de l'arrêt »

Une fois qu'on a arrêté, on est tenté de vouloir que son frère ou sa sœur suive — par réelle inquiétude, pas par supériorité. Mais un conseil non sollicité venant d'un frère ou d'une sœur passe souvent plus mal que le même conseil venant de n'importe qui d'autre, justement à cause de l'histoire commune et du sentiment d'être fait la leçon par quelqu'un qui vous connaît « trop bien ». Être disponible si la personne le demande, sans revenir dessus régulièrement sans y être invité, préserve généralement mieux la relation qu'un encouragement insistant, même bien intentionné.

Poser ses propres limites sans en faire une posture morale

Vous avez le droit de demander à un frère ou une sœur de ne pas fumer chez vous ou dans votre voiture, ou de sortir pendant les visites, exactement comme vous le feriez avec n'importe qui — pas besoin de présenter ça comme un jugement sur son choix. « Je ne laisse plus fumer chez moi, tu peux aller sur le balcon » est une règle de la maison, pas un verdict sur son habitude, et la plupart des frères et sœurs perçoivent la différence si le ton reste factuel.

Ce qui aide vraiment un frère ou une sœur pas encore prêt

S'il ou elle se confie sur l'envie d'arrêter un jour, partager sa propre expérience — ce qui a été dur, ce qui a aidé, ce qu'on ferait autrement — passe généralement mieux qu'un encouragement général, parce que ça vient de quelqu'un qui a vécu exactement le même point de départ. Être honnête sur le fait que ça a aussi été difficile pour vous, plutôt que de présenter ça comme facile une fois la décision prise, rend la porte plus facile à franchir quand la personne sera prête.

Faire en sorte que la relation dépasse la cigarette

L'habitude qui vous reliait autrefois n'a pas besoin de définir la relation pour la suite. Trouver autre chose à partager — une nouvelle habitude lors des visites, une activité différente — aide le lien à s'ajuster sans que l'un se sente réduit à « celui qui a arrêté » et l'autre à « celui qui n'a pas arrêté ».

Sources : CDC américain, influences familiales sur le tabagisme et l'arrêt ; NHS, accompagnement à l'arrêt du tabac et dynamiques familiales ; Organisation mondiale de la santé, rapports sur les relations sociales et l'arrêt du tabac.

Prêt à arrêter ?

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