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Pourquoi l'alcool amplifie tellement l'envie de fumer

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Beaucoup de personnes qui se sentent par ailleurs confiantes dans leur arrêt du tabac avouent la même chose : tout s'effondre après quelques verres. Si c'est votre cas, ce n'est pas un manque de volonté — l'alcool et le tabac sont liés à la fois socialement et physiologiquement d'une façon qui fait de cette situation l'une des plus difficiles à gérer, et qui mérite d'être comprise plutôt que simplement subie en serrant les dents.

Pourquoi alcool et tabac sont si étroitement liés

Pour beaucoup de fumeurs de longue date, boire et fumer allaient tellement souvent ensemble que les deux habitudes formaient une seule routine combinée plutôt que deux routines séparées — un verre dans une main, une cigarette dans l'autre, aux mêmes soirées, avec les mêmes personnes. L'alcool réduit aussi de façon générale l'inhibition et l'autocontrôle, ce qui s'étend à toute règle que vous vous étiez fixée concernant l'arrêt du tabac. En plus de cette association apprise, certaines recherches suggèrent que l'alcool pourrait amplifier les effets de la nicotine sur les circuits de la récompense, ce qui peut rendre une envie plus vive après quelques verres qu'à jeun.

L'environnement fait une grande partie du travail

Une soirée ne change pas seulement votre taux d'alcool dans le sang — elle vous place généralement aussi parmi d'autres fumeurs, dans des lieux qui autorisent la cigarette ou disposent d'un espace fumeurs, à une heure tardive où la fatigue abaisse encore la résistance. Chacun de ces éléments est un déclencheur distinct qui se superpose à l'alcool lui-même, ce qui explique pourquoi l'envie lors d'une soirée peut sembler bien plus intense qu'une envie ordinaire dans la journée.

Des façons concrètes de tenir une soirée

Décider de votre stratégie avant d'avoir quelques verres dans le nez compte plus que d'essayer de raisonner sur le moment, car l'alcool nuit spécifiquement à la prise de décision dans l'instant. Certaines personnes trouvent plus simple de plafonner le nombre de verres, puisque le risque augmente avec chacun. Rester assis ou debout loin de l'espace fumeurs désigné, s'il y en a un, élimine une bonne partie du déclencheur automatique. Apporter un substitut — chewing-gum, pastille à la nicotine sans vapotage, quelque chose à tenir — donne à vos mains une occupation exactement au moment où l'ancienne routine aurait démarré.

En cas de faux pas

Une cigarette fumée pendant une soirée n'efface pas des semaines de progrès, même si cela peut sembler être le cas le lendemain matin. Ce qui compte davantage, c'est ce qui se passe ensuite : refumer la prochaine fois que vous buvez transforme un faux pas isolé en association réapprise, alors que traiter cela comme un événement unique et revenir à votre routine habituelle contient les dégâts à cette seule soirée.

Réduire le risque avec le temps

Pour certaines personnes, réduire temporairement l'alcool — ou au moins le plafonner — pendant les premières semaines de l'arrêt élimine l'une des plus grandes variables pendant que les nouvelles habitudes non-fumeuses sont encore fragiles. Cela n'a pas besoin d'être permanent ; c'est un ajustement de courte durée pendant que l'habitude du tabac elle-même est en train d'être désapprise, pas une seconde tentative d'arrêt superposée à la première.

Sources : Organisation mondiale de la santé, synthèses de recherche sur la coconsommation alcool-tabac ; National Institute on Drug Abuse (NIDA, États-Unis), recherches sur l'interaction alcool-nicotine ; National Health Service (NHS, Royaume-Uni), guide Smokefree sur les situations à haut risque.

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