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Techniques d'autocompassion qui aident vraiment après une rechute

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L'autocompassion a un problème d'image. Pour beaucoup de gens qui essaient de rompre une habitude, cela sonne dangereusement comme « se donner un blanc-seing » — n'a-t-on pas besoin de plus de discipline après un écart, pas de plus de gentillesse ? La recherche sur ce sujet est pourtant assez cohérente, et pointe dans l'autre sens : les personnes qui répondent aux revers par de l'autocompassion plutôt que par une autocritique sévère montrent généralement plus de motivation à changer, pas moins, et moins d'écarts répétés dans le temps. Cela mérite d'être traité comme une technique, pas seulement comme une humeur.

La structure en trois parties utilisée par les chercheurs

Le modèle de la chercheuse en autocompassion Kristin Neff découpe l'idée en trois éléments concrets, ce qui la rend plus facile à pratiquer réellement qu'à simplement souhaiter :

Une technique utilisable sur le moment

Une version pratique, adaptée de la recherche sur l'autocompassion, est une courte pause en trois phrases juste après un écart :

  1. « C'est un moment de difficulté. » (Pleine conscience — le nommer simplement.)
  2. « Une difficulté comme celle-ci fait partie de tout effort pour changer quelque chose. » (Humanité commune — vous n'êtes pas seul.)
  3. « Puis-je être bienveillant envers moi-même en ce moment. » (Bienveillance envers soi — une intention, pas une exigence.)

Cela prend moins d'une minute et ne demande pas d'y croire pleinement dès la première fois.

Pourquoi ce n'est pas la même chose qu'abandonner

L'autocompassion, bien pratiquée, implique toujours de regarder honnêtement ce qui s'est passé — elle retire simplement la couche supplémentaire d'autoattaque au-dessus de ce regard honnête. Les études sur l'autocompassion et le changement de comportement constatent généralement qu'elle est corrélée à une prise de responsabilité accrue face aux revers, pas moindre, parce que les gens ne dépensent pas leur énergie à se défendre contre la honte ; ils peuvent réellement examiner le déclencheur.

La faire tenir dans la durée

L'autocompassion est une compétence, pas un trait de personnalité, et elle devient plus facile avec la répétition — comme toute pratique. Si elle semble systématiquement inaccessible, et que l'autocritique dérape plutôt vers une baisse de moral persistante ou un sentiment d'impuissance, cela mérite d'être abordé avec un médecin ou un thérapeute plutôt que de persévérer seul.

Sources : Neff, K., synthèse de la recherche sur l'autocompassion (Center for Mindful Self-Compassion) ; American Psychological Association, autocompassion et changement de comportement ; Organisation mondiale de la santé, recommandations sur la santé mentale.

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