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Protéger son plan d'arrêt de la vape contre la rechute, avant d'en avoir besoin

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La plupart des rechutes de vape ne sont pas dues au hasard. Elles se concentrent autour d'un petit nombre de situations assez prévisibles — une journée de travail stressante, un ou deux verres entre amis, une rupture, une soirée ennuyeuse seul. Le geste utile n'est pas d'espérer que ces moments n'arriveront pas ; c'est de construire son plan en partant du principe qu'ils arriveront, pour ne pas improviser une réponse alors qu'on est déjà sous pression.

Cartographier ses situations à risque précises

Un conseil générique (« attention au stress ») est trop vague pour être utilisable sur le moment. Il est bien plus utile de noter par écrit ses deux ou trois situations les plus à risque, précisément — peut-être le trajet du retour après un service difficile, la maison d'un ami en particulier, ou l'heure qui suit le coucher des enfants. Ces situations sont généralement évidentes une fois qu'on repense à ses dernières tentatives d'arrêt, car les mêmes reviennent souvent.

Préparer une réponse précise pour chacune

Pour chaque situation à risque, décidez à l'avance exactement ce que vous ferez à la place — pas une intention vague, une action réelle. Si le trajet du retour est un déclencheur, cela peut vouloir dire un autre podcast prêt avant de quitter le travail. Si c'est la maison d'un ami en particulier, cela peut vouloir dire apporter son propre substitut main-bouche, ou être franc avec lui à l'avance. Une réponse déjà décidée est bien plus facile à exécuter sous stress qu'une réponse à inventer sur le moment.

Prévoir un écart, pas seulement la perfection

Un plan blindé contre la rechute ne suppose pas qu'on ne trébuchera jamais — il suppose que c'est possible, et décide à l'avance de la suite si ça arrive. Une vape après deux semaines propres est un écart ; le considérer comme la preuve que toute la tentative a échoué est ce qui tend à le transformer en vraie rechute. Décider maintenant — pendant que l'esprit est clair — qu'un écart signifie « se débarrasser de ce qu'on a en main et reprendre dès le lendemain matin », plutôt que « bon, c'est déjà fichu », fait une vraie différence plus tard.

Garder son soutien visible, pas juste disponible

Avoir quelqu'un à qui écrire quand une envie frappe ne fonctionne que si le fait de le contacter semble facile sur le moment, ce qui suppose généralement de l'avoir déjà testé avant d'en avoir besoin. Dites précisément à cette personne le type de message à attendre et ce qui vous aiderait en retour — une distraction, un rappel de la raison de l'arrêt, ou simplement une réponse quelle qu'elle soit. Un soutien qui existe en théorie mais n'a jamais servi paraît bien plus difficile à solliciter au cœur d'une vraie envie.

Revoir le plan après chaque moment critique

Chaque fois que vous frôlez la rechute sans y céder, ou que vous rechutez, c'est une information réellement utile sur une faille du plan — pas seulement une peur ou un échec à culpabiliser. Mettez à jour votre liste de risques et vos réponses en fonction de ce qui s'est vraiment passé, plutôt que de réécrire tout le plan de mémoire à chaque fois. Un plan d'arrêt affiné après de vrais moments critiques tient généralement bien mieux qu'un plan écrit une fois puis jamais retouché.

Sources : Organisation mondiale de la santé, recommandations sur la prévention de la rechute tabagique et nicotinique ; Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis, ressources sur l'arrêt de la vape ; service national de santé britannique (NHS), accompagnement à l'arrêt de la vape.

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