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Votre première semaine sans alcool — la fenêtre pour changer d'habitudes que la plupart des gens gâchent

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Vers le troisième ou quatrième jour sans alcool, l'inconfort aigu du jour 1 s'est généralement estompé, et il reste quelque chose de plus discret mais sans doute plus important : une série de soirées avec un vide à la place où se glissait un verre. La plupart des conseils sur la première semaine se concentrent sur le fait de serrer les dents face aux envies. On parle moins du fait que cette semaine est aussi une fenêtre rare et courte pour reconstruire la routine autour de ce vide — et si on saute cette étape, la vieille habitude a tendance à revenir en douce une fois la motivation initiale retombée.

Pourquoi la première semaine est une fenêtre d'habitudes, pas juste un test de volonté

Les habitudes se construisent à partir de déclencheurs et de routines répétés assez souvent pour devenir automatiques. Pendant la première semaine sans alcool, l'ancien déclencheur — 18 h, la cuisine, le bruit d'une bouteille qu'on ouvre — se déclenche encore, mais la routine qui y était attachée s'est tue. Ce vide ne reste pas longtemps inoccupé tout seul ; quelque chose va le remplir, choisi consciemment ou pas. Les personnes qui décident délibérément ce qui va dans ce créneau pendant la semaine 1 ont généralement un chemin bien plus facile en semaine 3 que celles qui essaient simplement de « ne pas boire » sans planifier le reste.

Nommer les vrais moments déclencheurs

La plupart des gens ne boivent pas au hasard toute la journée — il y a généralement deux ou trois créneaux précis : après le travail, pendant la préparation du repas, ou plus tard dans la soirée une fois le calme revenu. Les noter honnêtement, même juste trois ou quatre fois, transforme un vague sentiment de « les soirées sont dures » en une liste précise et traitable. Chacun de ces créneaux a besoin de son propre petit plan, car une stratégie efficace contre le coup de mou d'après le travail ne marchera pas forcément contre l'agitation de 21 h.

Construire un rituel de remplacement, pas juste une boisson de remplacement

Remplacer le vin par une boisson pétillante sans alcool aide certaines personnes, mais le rituel compte autant que la boisson elle-même — le verre, le fait de se servir, la pause que ça crée. Pour d'autres, le remplacement le plus utile n'est pas une boisson du tout mais une activité qui occupe le même créneau : une courte marche, un appel à une personne précise, dix minutes avec un livre avant d'allumer la télé. L'objectif de la semaine 1 n'est pas de trouver le remplacement parfait et définitif — c'est de s'assurer que le créneau n'est pas simplement laissé vide, ouvert aux vieilles habitudes.

S'attendre à un jour bizarre, pas à une ligne droite

L'énergie et l'humeur pendant la semaine 1 évoluent souvent de façon irrégulière — un très bon deuxième jour, suivi d'un quatrième jour plus terne, n'est pas un signe que l'approche ne fonctionne pas. Le sommeil en particulier met souvent plusieurs jours à retrouver un nouveau rythme. Juger ses progrès jour par jour pendant cette semaine est une façon fréquente de se convaincre d'abandonner quelque chose qui, en moyenne, se passait en réalité plutôt bien.

Quand faire appel à un soutien extérieur

Si les envies sont assez intenses pour gêner votre fonctionnement au quotidien, ou si vous buvez beaucoup et tous les jours sans avoir d'abord réduit progressivement, mieux vaut parler à un médecin de la façon la plus sûre d'aborder cette semaine précise plutôt que de forcer seul.

Sources : Organisation mondiale de la santé ; National Health Service (NHS) britannique ; National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism (NIAAA).

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