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Les substituts main-bouche qui aident vraiment quand on arrête de vapoter

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Demandez à quelqu'un qui a arrêté de vapoter ce qui l'a le plus surpris, et la réponse la plus courante n'est pas l'envie de nicotine — c'est de ne plus savoir quoi faire de ses mains, ou de regretter le geste précis de porter quelque chose à sa bouche. Vapoter est une habitude main-bouche autant qu'une habitude chimique, et l'arrêt fonctionne mieux quand on prévoit les deux, pas seulement la nicotine.

Pourquoi l'habitude physique compte à elle seule

Le geste répété de lever l'appareil, inhaler, puis le reposer devient automatique très vite, parfois des dizaines de fois par jour. Ce geste procure un réconfort propre, séparé de la nicotine — un peu comme les gens qui jouent avec un stylo ou mâchent du chewing-gum sans être fumeurs ou vapoteurs du tout. Quand l'appareil disparaît, ce geste disparaît aussi, et le vide qu'il laisse peut sembler étrangement grand même une fois que l'envie de nicotine elle-même s'est estompée.

Des substituts pour la bouche

Le chewing-gum et les pastilles sans sucre sont les substituts les plus courants, pour une bonne raison — ils donnent à la bouche quelque chose à faire et une saveur à percevoir, ce que la vape apportait aussi. Des grignotages croquants et simples comme des bâtonnets de carotte fonctionnent pour certains, même s'il vaut mieux surveiller que ça ne devienne pas une seconde habitude à gérer. Une paille réutilisable ou un pendentif à mâcher, de plus en plus vendus spécifiquement pour cet usage, offrent le geste sans aucun produit à consommer.

Des substituts pour les mains

Beaucoup de gens trouvent qu'un petit objet à manipuler — un stylo, une balle anti-stress, un chapelet de perles, une coque de téléphone qu'on fait tourner — atténue l'agitation propre aux mains vides. Certains préfèrent quelque chose lié à une tâche plutôt qu'une simple manipulation : gribouiller, une petite corvée, écrire un message à la personne qui soutient la tentative d'arrêt. L'important n'est pas l'objet en lui-même ; c'est de donner aux mains une action par défaut autre que chercher un appareil qui n'est plus là.

Constituer un mini « kit » plutôt qu'improviser

Improviser un substitut au moment exact où l'envie frappe fonctionne rarement bien, car c'est justement le moment où le jugement est le moins fiable. Il est utile de préparer un petit kit à l'avance — chewing-gum, objet anti-stress, peut-être une bouteille d'eau — et de le garder là où vous rangiez votre vape : sac, voiture, tiroir de bureau. L'objectif est que saisir le substitut demande exactement aussi peu d'effort que saisir l'appareil autrefois.

Quand l'envie est plus que physique

Certaines envies ne concernent pas vraiment le geste main-bouche — elles relèvent du stress, de l'ennui, ou d'une habitude liée à un lieu ou une personne précise. Les substituts couvrent bien la dimension physique, mais les associer à un vrai outil pour gérer l'émotion sous-jacente — une courte marche, un exercice de respiration, envoyer un message à quelqu'un — couvre ce qu'un objet anti-stress ne peut pas atteindre.

Sources : Organisation mondiale de la santé, recommandations sur le sevrage tabagique et nicotinique ; Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis, ressources sur l'arrêt de la vape ; service national de santé britannique (NHS), accompagnement à l'arrêt de la vape.

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