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La pression sociale pour fumer ne s'arrête pas à l'âge adulte

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On parle de la pression sociale comme d'un problème d'adolescent, une chose qu'on dépasse en devenant assez grand pour décider par soi-même. En réalité, les adultes y font face en permanence autour de la cigarette — un collègue qui tend son paquet, un ami qui dit « une seule ne fera pas de mal après tout ce que tu as arrêté », un proche qui allume une cigarette et vous tend le paquet par habitude. C'est plus discret que la version « film de prévention », et c'est justement ce qui rend la chose plus difficile à identifier et à repousser.

Pourquoi la pression adulte est différente de celle des ados

Personne ne vous met au défi de fumer pour prouver quelque chose. La pression sociale adulte fonctionne surtout par normalisation et petits gestes plutôt que par défi : une cigarette proposée automatiquement, une supposition que vous allez rejoindre la pause clope, une blague sur le fait que « tout le monde a besoin d'un petit vice ». Cela ne ressemble presque jamais à de la pression, et c'est justement pour ça que ça fonctionne — il n'y a pas de moment évident où résister, juste un flux constant de petites invitations.

Les situations où ça se manifeste le plus

Les périodes de stress sont un terrain propice : une journée difficile au travail, une fête, un enterrement, une soirée où tout le monde boit. L'alcool en particulier réduit la résistance aux signaux liés à la cigarette, même chez ceux qui ont arrêté, ce qui explique pourquoi « juste une, on fête ça » passe si facilement. Les réunions de famille ont leur propre version — un proche plus âgé qui fume depuis des décennies et ne prend pas un premier « non merci » au sérieux.

Des réponses toutes prêtes qui marchent mieux qu'un simple « non »

Un « non » sec invite parfois à insister. Ce qui fonctionne mieux, c'est une courte raison qui referme la conversation : « je ne fume pas, je me sens mieux sans », ou « ça va, merci ». Vous ne devez à personne le récit complet de votre arrêt sur le moment, et répéter la même phrase courte, sans trop se justifier, arrête généralement les propositions plus vite qu'une explication détaillée.

Quand la pression vient d'un proche

La pression venant d'un ami proche ou d'un membre de la famille peut peser plus lourd que celle d'un inconnu, car dire non peut donner l'impression de le ou la refuser personnellement. Il aide de séparer la relation de la demande : on peut tenir à quelqu'un et refuser tout de même ce qu'il propose, à chaque fois, sans que ça remette en cause l'amitié. Si la pression revient toujours de la même personne, une conversation directe et en privé — « j'apprécierais vraiment que tu arrêtes de me proposer, ça me complique les choses » — est en général plus efficace que d'esquiver sans cesse sur le moment.

Se préparer une réponse type pour ne jamais être pris au dépourvu

Décider sa réponse à l'avance, avant d'avoir un verre en main à une fête ou de se retrouver à côté d'un collègue qui fume, enlève beaucoup de la difficulté. Envie et pression sociale se renforcent mutuellement sur le moment ; avoir une phrase répétée, peu coûteuse, prête à l'emploi permet de ne pas improviser une décision sous pression — juste de répéter quelque chose déjà décidé.

Sources : CDC américain, influences sociales et environnementales sur le tabagisme ; NHS, accompagnement à l'arrêt du tabac et situations sociales ; Organisation mondiale de la santé, rapports sur les normes sociales et le tabagisme.

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