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Votre plan anti-rechute jeu, construit autour de vos vrais déclencheurs

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« Il suffit de ne pas jouer » n'est pas un plan — c'est un vœu pieux. Un vrai plan anti-rechute part des moments précis où l'envie surgit réellement, parce que ces moments sont rarement dus au hasard.

Connaître ses déclencheurs précis

Les listes génériques de déclencheurs aident moins que votre propre carte honnête. Les schémas fréquents : une publicité pour un site de paris qui tombe au mauvais moment, un jour de paie sans rien de prévu pour cet argent, l'ennui sans plan pour la soirée, un « bon tuyau » ou la victoire d'un ami qui vous rattire, le stress ou une mauvaise journée qui cherche une échappatoire, et — contre-intuitivement — une série de réussites ailleurs dans la vie qui murmure que vous pouvez gérer maintenant. Notez les vôtres par leur nom, pas par catégorie. « Le vendredi soir après un service stressant » est utile. « Le stress » ne l'est pas.

Construire des barrières en couches

Aucune barrière isolée ne tient sous une vraie pression, d'où l'intérêt d'en avoir plusieurs, pour qu'en rater une ne signifie pas toutes les rater :

Chaque couche achète du temps, et le temps est tout le jeu — les envies sont intenses mais brèves si rien ne les nourrit.

Le plan d'urgence de la première heure

Quand une envie frappe fort, ou après qu'un écart a déjà eu lieu, la première heure décide de la trajectoire plus que tout le reste :

  1. Quitter l'environnement déclencheur — bouger physiquement, fermer l'onglet, poser le téléphone dans une autre pièce.
  2. Appeler la personne de votre liste, même juste pour dire « j'ai une envie », sans avoir besoin d'en dire plus.
  3. Retarder volontairement — les envies culminent puis retombent en 15 à 20 minutes environ ; poser un minuteur et faire quelque chose de physique (marcher, eau froide, une tâche manuelle) fait tenir la plupart d'entre elles.
  4. Si un écart a déjà eu lieu, s'arrêter là — un seul écart n'est pas une rechute, sauf si vous décidez qu'il l'est en poursuivant la perte. Fermez l'activité du compte, n'essayez pas de « réparer » le résultat ce soir-là.

Ce que vous faites après un écart compte plus que l'écart lui-même

La honte après un écart tend à produire plus de jeu, pas moins — l'histoire semble déjà gâchée, alors pourquoi s'arrêter. Le plan qui fonctionne vraiment traite un écart comme une donnée : quelle couche a cédé, quel déclencheur vous a pris au dépourvu, qu'est-ce qu'il faut renforcer. Des applications comme Qwit Gambling peuvent aider à consigner les envies et les séries de jours, pour que le schéma devienne visible plutôt que deviné.

Écrivez le plan avant d'en avoir besoin, pas en pleine envie — un plan qu'il faut inventer sous pression est un plan qu'on ne suit pas. Gardez le numéro de votre personne-ressource quelque part visible, et relisez la liste de vos déclencheurs de temps en temps : ils évoluent avec la vie, et un plan pensé pour les pressions de l'an dernier cesse de fonctionner en silence, jusqu'au jour où il est mis à l'épreuve.

Sources : SOS Joueurs, Joueurs Anonymes, modèle de prévention de la rechute de Marlatt & Gordon.

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