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Le coût caché d'une soirée bien arrosée (ce n'est pas que l'addition)

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L'addition du bar est le chiffre qu'on redoute à la fin d'une grosse soirée — et c'est généralement la plus petite partie du coût réel. Un vrai calcul de ce que coûte une soirée bien arrosée va bien au-delà des verres eux-mêmes, dans une catégorie de dépenses que la plupart des gens n'additionnent jamais complètement, parce qu'elle se déploie des heures ou des jours après que le ticket de caisse est déjà oublié.

L'addition, c'est la partie visible, pas tout le tableau

La plupart des gens peuvent estimer à peu près ce que coûtent les verres d'une soirée. Beaucoup moins suivent mentalement le surcoût qui vient avec le fait de boire plus que prévu : des tournées offertes au groupe, un pourboire devenu généreux après trois verres, une entrée payante dans un deuxième bar qui n'était pas au programme. Rien de tout ça ne ressemble à une dépense sur le moment — ça ressemble à la soirée — ce qui explique précisément pourquoi ça ne se compte quasiment jamais après coup.

Les coûts qui apparaissent une fois rentré

Le taxi pour rentrer, au lieu du bus habituel. La commande de nourriture tardive qui n'aurait pas eu lieu à jeun. Un objet perdu — un téléphone, une veste, un jeu de clés à remplacer ou un serrurier à appeler le lendemain. Rien de tout ça n'est spectaculaire pris isolément, mais mis bout à bout, ça dépasse régulièrement le montant de l'addition elle-même, et ce sont les coûts que presque personne n'inclut quand on estime ce que « coûte » une soirée.

Le coût qui ne se mesure pas en argent

Le lendemain matin a son propre prix : une journée de travail manquée ou moins productive, un engagement laissé de côté, un projet annulé parce que la journée est déjà considérée comme perdue avant même d'avoir commencé. C'est plus difficile à chiffrer, mais c'est bien réel — la perte de productivité et les projets annulés sont un coût documenté et récurrent de la consommation excessive d'alcool, pas un simple désagrément, et ils s'accumulent souvent sur un mois de sorties répétées plus que n'importe quelle addition isolée.

Pourquoi le total reste invisible

Personne n'additionne tout ça en temps réel, parce que chaque élément paraît petit et isolé : un taxi ici, un parapluie perdu là, un matin laborieux qui coûte quelques heures de concentration. Les études sur les dépenses montrent systématiquement que les gens sous-estiment les coûts irréguliers, liés à une « occasion », précisément parce qu'ils ne ressemblent pas à une ligne de budget — ils ressemblent à une anecdote de la soirée. Additionner une seule fois le coût complet d'une grosse soirée type ouvre souvent plus les yeux que suivre un mois de verres ordinaires.

Ce qui change vraiment une fois qu'on voit le chiffre

Une fois qu'on additionne honnêtement le coût complet d'une grosse soirée typique — verres, extras, transport, objets remplacés, une estimation grossière du temps perdu le lendemain — la plupart des gens constatent que c'est nettement plus élevé que le montant du ticket, parfois avec un écart important. Ce chiffre plus complet motive généralement bien plus à réduire sa consommation que l'addition seule ne l'a jamais fait, tout simplement parce qu'il est plus proche de la vérité.

Sources : Organisation mondiale de la santé, rapports sur l'alcool et le coût économique ; Institute of Alcohol Studies britannique, recherche sur le coût de la consommation d'alcool ; National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism (NIAAA).

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