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Arrêter le porno ensemble en couple — ce qui aide vraiment

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Parfois, les deux partenaires s'accordent à dire qu'ils préféreraient que le porno ne fasse plus partie de la relation — non pas à cause d'une crise, mais parce qu'ils en ont parlé et sont arrivés à la même conclusion. C'est une situation véritablement différente de celle où un seul partenaire essaie de changer pendant que l'autre observe de côté, et elle comporte ses propres pièges, à connaître avant de se lancer.

Un objectif commun a quand même besoin d'honnêteté individuelle

Même quand les deux partenaires visent le même résultat, l'habitude elle-même appartient généralement à une ou aux deux personnes individuellement, pas au couple en tant qu'entité. C'est important, car il est tentant de traiter « on arrête ensemble » comme un projet commun avec une responsabilité commune, ce qui peut discrètement se transformer en un partenaire qui surveille l'autre. Un cadrage plus praticable est : on partage l'objectif, mais chacun·e est responsable de sa propre honnêteté sur la façon dont ça se passe.

Éviter de transformer un partenaire en surveillant

L'une des façons les plus courantes dont cela tourne mal, c'est qu'un ou une partenaire se retrouve à vérifier les téléphones, poser des questions pointues, ou suivre les progrès comme un ou une superviseur·e. Même avec de bonnes intentions des deux côtés, cela tend à créer de la rancune — la personne surveillée se sent méfiée quoi qu'il arrive, et la personne qui surveille endosse un rôle épuisant et non désiré, qui n'est en réalité pas le sien. Le soutien fonctionne mieux sous forme de disponibilité (« dis-moi si tu veux en parler ») que de surveillance.

Ce qui aide vraiment : de la structure, pas de la surveillance

Les couples qui réussissent bien construisent souvent une structure partagée qui ne nécessite pas qu'une personne surveille l'autre — par exemple des moments sans écran intégrés à la soirée en couple, remplacer un moment habituel précis (défiler seul·e avant de dormir, temps seul après une journée stressante) par quelque chose que les deux partenaires font ensemble, et des points réguliers, sans pression, où chaque partenaire peut dire comment ça se passe sans que cela tourne à l'interrogatoire.

Des rechutes arriveront probablement — prévoir comment les gérer

Arrêter suit rarement une ligne droite, et un écart n'est pas le signe que tout l'effort a échoué. Ce qui compte davantage, c'est comment le couple le gère : comme une information pour ajuster le plan, ou comme un motif de reproche. Décider à l'avance, quand tout est calme, de la façon dont un écart sera discuté tend à empêcher qu'il ne devienne une rupture plus grande que nécessaire.

Quand un soutien extérieur aide plus que la volonté

Si l'habitude s'avère plus compulsive que ce que les deux partenaires pensaient, ou si essayer d'arrêter ensemble crée plus de conflit que de progrès, un ou une thérapeute spécialisé·e en comportement sexuel compulsif peut aider à construire un plan qu'aucun des deux partenaires n'a à faire respecter seul. Ce n'est pas un échec de la relation — c'est souvent ce qui rend le fait d'arrêter ensemble réellement tenable.

Sources : Organisation mondiale de la santé, recommandations sur le changement de comportement et le soutien ; American Association of Sexuality Educators, Counselors and Therapists (AASECT) ; National Institute for Health and Care Excellence (NICE) britannique, recommandations sur le soutien comportemental.

Prêt à arrêter ?

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