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Alcool et cancer — le lien dont on n'a presque jamais parlé aux buveurs

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La plupart des gens savent que l'alcool peut abîmer le foie. Beaucoup moins savent que l'alcool est officiellement classé comme cause de cancer — dans la même catégorie de plus haut niveau que le tabac et l'amiante. C'est l'un des faits sanitaires les moins communiqués à propos d'une boisson très banalisée, et il vaut mieux le comprendre clairement que par la peur.

Ce que signifie « cancérogène du groupe 1 »

Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui fait partie de l'Organisation mondiale de la santé, classe l'alcool comme cancérogène du groupe 1 — sa catégorie de plus haute certitude, réservée aux agents pour lesquels la preuve de cancérogénicité chez l'humain est suffisante. Cela ne mesure pas à quel point il est dangereux comparé aux autres agents du groupe 1 ; cela reflète à quel point la science est certaine que le lien est réel. Pour l'alcool, la preuve est considérée comme concluante depuis des années.

Les cancers auxquels l'alcool est lié

La preuve relie la consommation d'alcool à au moins sept types de cancers : bouche, gorge (pharynx), larynx, œsophage, foie, côlon et rectum, et sein. Le lien avec le cancer du sein est l'un des plus méconnus, car il apparaît même à des niveaux de consommation relativement faibles et n'exige pas un usage important pour ressortir dans les données. Là où l'alcool se combine au tabac — comme pour les cancers de la bouche et de la gorge — les deux ensemble augmentent le risque plus que chacun seul.

Pourquoi l'alcool provoque des cancers

Quand le corps décompose l'alcool, il produit de l'acétaldéhyde, un composé qui peut endommager l'ADN et gêner la capacité de la cellule à le réparer — une voie reconnue vers le cancer. L'alcool augmente aussi le niveau de certaines hormones (ce qui concerne le cancer du sein), accroît le stress oxydatif, et facilite l'absorption d'autres cancérogènes, comme ceux de la fumée de tabac, par les tissus de la bouche et de la gorge. Ce sont des mécanismes biologiques, pas seulement des corrélations statistiques.

Existe-t-il une quantité « sans risque »

C'est là que ça devient inconfortable. Pour le risque de cancer en particulier, les autorités de santé affirment de plus en plus qu'il n'existe pas de niveau de consommation totalement sans risque — le risque part de bas et augmente avec la quantité, mais il ne commence pas seulement à la consommation « importante ». C'est un message différent des anciennes recommandations qui présentaient la consommation modérée comme neutre, voire protectrice. Les allégations sur la santé cardiaque autrefois attachées au vin rouge n'ont largement pas résisté à des analyses plus rigoureuses. Cela ne veut pas dire qu'un verre est une catastrophe ; cela veut dire que le tableau honnête est un dégradé, pas une ligne sûre avec le danger de l'autre côté.

Ce que ça change concrètement

À retenir : ce n'est pas la culpabilité, mais une information qu'on n'a presque jamais donnée aux gens pour qu'ils puissent la peser. Le risque de cancer lié à l'alcool dépend de la dose, ce qui signifie que moins, c'est vraiment moins de risque, et que réduire ou arrêter déplace l'aiguille dans le bon sens avec le temps. Si vous repensez votre rapport à l'alcool, voilà une raison de plus qui s'ajoute discrètement au sommeil, à l'humeur, à l'argent et à l'énergie — pas la plus bruyante, mais l'une des mieux étayées par les preuves.

Sources : Organisation mondiale de la santé et Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), classifications alcool et cancer ; National Cancer Institute (États-Unis), fiche sur l'alcool et le risque de cancer ; World Cancer Research Fund, preuves sur les boissons alcoolisées et le cancer.

Les sources précises et la revue clinique sont en attente. Considérez les affirmations santé comme non vérifiées et consultez un professionnel qualifié pour un conseil personnel.

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