Alcool et densité osseuse — pourquoi le risque de fracture augmente
La santé osseuse revient rarement quand on pense aux effets négatifs de l'alcool — cela semble être un sujet lointain, lié à la vieillesse, plutôt qu'au verre du soir. Pourtant, l'os est un tissu vivant, constamment détruit puis reconstruit, et l'alcool perturbe ce processus de reconstruction d'une façon qui s'accumule avec les années. Comprendre le lien entre alcool et densité osseuse explique pourquoi les buveurs réguliers, avec le temps, présentent un risque de fracture mesurablement plus élevé que les non-buveurs.
Comment l'alcool perturbe le renouvellement osseux
L'os est constamment renouvelé par deux types de cellules : certaines détruisent l'os ancien, d'autres construisent l'os nouveau. Une consommation régulière d'alcool est comprise comme perturbant les cellules responsables de la construction osseuse, ce qui déséquilibre la balance au fil du temps en faveur de la destruction. L'alcool affecte aussi l'absorption et le traitement du calcium et de la vitamine D, deux éléments dont les os dépendent directement, et peut perturber les hormones qui régulent normalement la densité osseuse. Rien de tout cela ne survient du jour au lendemain, mais l'effet cumulé sur des années de consommation régulière est mesurable.
Un risque de fracture, pas seulement de densité
Une densité osseuse plus faible compte surtout parce qu'elle augmente le risque de fracture, et les recherches sur une consommation régulière et importante ont constamment trouvé un lien avec des taux de fracture plus élevés, en particulier à la hanche et à la colonne vertébrale. L'alcool affecte aussi l'équilibre et la coordination, ce qui augmente le risque de chute en premier lieu — le risque agit donc sur deux fronts : des os moins résistants et une probabilité accrue du type de choc qui les casse. Cette combinaison explique en partie pourquoi le risque de fracture chez les buveurs âgés et de longue date est un véritable sujet de recherche clinique.
Qui est le plus concerné
La densité osseuse atteint naturellement son pic au début de l'âge adulte, puis décline progressivement, en particulier chez les femmes après la ménopause : l'effet de l'alcool sur les os peut donc s'ajouter à des changements liés à l'âge déjà défavorables à la solidité osseuse. Les jeunes buveurs ne sont pas épargnés non plus : une consommation importante pendant les années où la masse osseuse se construit encore peut signifier démarrer l'âge adulte avec une base plus basse, ce qui compte encore davantage des décennies plus tard. C'est l'une des raisons pour lesquelles la santé osseuse est de plus en plus évoquée aux côtés des risques liés à l'alcool plus connus, comme la santé du foie et du cœur.
Ce qui aide, et quand consulter un médecin
Réduire la quantité et la fréquence de sa consommation laisse aux cellules constructrices d'os davantage de marge pour suivre le rythme de la destruction normale, et associer cela à un apport suffisant en calcium, en vitamine D et à une activité physique portée par le poids du corps soutient la santé osseuse en général. Si vous présentez des facteurs de risque d'ostéoporose — antécédents familiaux, ménopause, traitement prolongé par corticoïdes ou fracture antérieure — il est utile de parler à un médecin d'un contrôle de densité osseuse et de la place de l'alcool dans votre profil de risque personnel, plutôt que de se fier uniquement à des conseils généraux.
Sources : Organisation mondiale de la santé, rapports sur l'alcool et la santé ; National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism (NIAAA, États-Unis), synthèses de recherche sur l'alcool et la santé osseuse ; International Osteoporosis Foundation, l'alcool comme facteur de risque modifiable.
Les sources précises et la revue clinique sont en attente. Considérez les affirmations santé comme non vérifiées et consultez un professionnel qualifié pour un conseil personnel.
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